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Installer un récupérateur d'eau de pluie : le guide complet pour la Vendée

Entre pluviométrie favorable et restrictions estivales, la Vendée est le département idéal pour installer un récupérateur d'eau de pluie. Voici tout ce qu'il faut savoir.

Chaque été, la Vendée fait face à des restrictions d’eau de plus en plus précoces. L’arrosage du jardin est limité, le remplissage de la piscine interdit, le lavage de la voiture prohibé. Pendant ce temps, des milliers de litres d’eau de pluie ruissellent depuis votre toit vers le caniveau. Installer un récupérateur, c’est capter cette ressource gratuite pour l’utiliser quand vous en avez le plus besoin. En Vendée, la pluviométrie moyenne se situe entre 700 et 900 millimètres par an, ce qui permet de récupérer des volumes très intéressants. Voici comment s’y prendre.

Combien d’eau peut on récupérer en Vendée

Le calcul est simple. On multiplie la surface de toiture (en mètres carrés) par la pluviométrie annuelle (en mètres) par un coefficient de perte (0,8 pour une toiture en tuiles, 0,9 pour du zinc ou de l’ardoise).

Pour une maison avec 100 mètres carrés de toiture à La Roche sur Yon (pluviométrie moyenne de 800 mm par an) : 100 x 0,8 x 0,8 = 64 mètres cubes récupérables par an. C’est considérable. Sur la côte, aux Sables d’Olonne, la pluviométrie est un peu plus faible (environ 700 mm), mais on récupère tout de même 50 à 55 mètres cubes.

Pour comparaison, l’arrosage d’un jardin de 200 mètres carrés consomme environ 30 à 40 mètres cubes par an. Un récupérateur correctement dimensionné couvre donc largement ce besoin.

Les types d’installation

La cuve aérienne : simple et économique

C’est la solution d’entrée de gamme. Un réservoir en plastique de 200 à 1 000 litres, raccordé à une descente de gouttière via un collecteur filtrant. L’eau est prélevée par gravité ou avec une petite pompe.

Avantages : installation en une heure, prix accessible (50 à 300 euros selon la capacité), aucune autorisation nécessaire. Inconvénients : volume limité, esthétique discutable, l’eau gèle en hiver (il faut vidanger la cuve avant les premières gelées).

Pour un usage d’arrosage ponctuel, c’est largement suffisant. J’en installe beaucoup à Challans et dans le bocage vendéen. Consultez notre grille tarifaire pour en savoir plus.

La cuve enterrée : le vrai investissement

Pour un usage intensif (arrosage, WC, machine à laver), une cuve enterrée de 3 000 à 10 000 litres est nécessaire. En polyéthylène ou en béton, elle est enterrée dans le jardin et alimentée par les gouttières via un système de filtration. Une pompe immergée ou en surface permet la distribution.

Avantages : grand volume, eau protégée du gel et de la lumière (pas de développement d’algues), esthétique préservée. Inconvénients : travaux de terrassement, coût plus élevé, entretien annuel du filtre et de la pompe.

Le raccordement intérieur

Pour alimenter les WC et le lave linge avec l’eau de pluie, il faut un réseau séparé du réseau d’eau potable, clairement identifié (tuyaux de couleur différente, pictogrammes « eau non potable »). La réglementation impose un disconnecteur pour éviter tout retour d’eau de pluie dans le réseau public.

C’est la partie qui relève du plombier. Je raccorde la pompe au réseau secondaire qui dessert les WC et la buanderie. Le compteur d’eau de pluie (obligatoire pour le raccordement intérieur) permet de déclarer les volumes utilisés auprès du service d’assainissement.

La réglementation en vigueur

L’arrêté du 21 août 2008 encadre l’utilisation de l’eau de pluie en France :

Les usages autorisés : arrosage du jardin, lavage des sols extérieurs, alimentation des WC, lavage du linge (sous conditions). Les usages interdits : boisson, cuisine, douche, lavage de la vaisselle. Toute eau en contact avec le corps humain doit être potable.

Si vous raccordez l’eau de pluie à l’intérieur de la maison, vous devez le déclarer en mairie. Vous devez aussi tenir un carnet d’entretien (nettoyage des filtres, contrôle de la cuve) et faire poser un compteur sur le réseau d’eau de pluie. Consultez aussi notre article sur ce sujet.

Budget complet en Vendée

Voici les fourchettes de prix que je pratique en Vendée, fourniture et pose comprises :

  • Cuve aérienne 300 litres avec collecteur : 80 à 200 euros
  • Cuve aérienne 1 000 litres avec collecteur et robinet : 150 à 400 euros
  • Cuve enterrée 3 000 litres (polyéthylène) avec terrassement : 2 500 à 4 000 euros
  • Cuve enterrée 5 000 litres (béton) avec terrassement : 3 500 à 5 500 euros
  • Raccordement intérieur (WC et machine) avec pompe et disconnecteur : 1 500 à 3 000 euros
  • Entretien annuel (filtre, contrôle pompe, nettoyage cuve) : 100 à 200 euros

Le retour sur investissement d’une cuve enterrée de 5 000 litres avec raccordement WC se situe entre 8 et 12 ans en Vendée, selon votre consommation et le prix de l’eau dans votre commune.

FAQ

L’eau de pluie est elle vraiment gratuite ?

L’eau elle même est gratuite, mais si vous l’utilisez à l’intérieur de la maison (WC, machine), vous devez payer la redevance d’assainissement sur les volumes consommés. C’est logique : cette eau finit dans les égouts après usage. Malgré cela, l’économie reste significative car vous ne payez que l’assainissement, pas le prix de l’eau potable.

Peut on boire l’eau de pluie en cas de coupure ?

Non, sauf si elle est traitée par un système de potabilisation agréé (filtration fine, UV, charbon actif). L’eau de pluie contient des particules, des bactéries issues du ruissellement sur le toit, et parfois des polluants atmosphériques. En cas de coupure d’eau en Vendée (rare mais ça arrive lors de grosses tempêtes), utilisez de l’eau en bouteille.

La cuve nécessite t elle beaucoup d’entretien ?

Pour une cuve aérienne, c’est minimal : nettoyez le filtre du collecteur tous les deux mois et vidangez avant l’hiver. Pour une cuve enterrée, un contrôle annuel suffit. Vérifiez le filtre à l’entrée, inspectez la pompe, et tous les 5 à 10 ans, faites vidanger et nettoyer la cuve par un professionnel.

Mon terrain en Vendée est argileux, est ce un problème pour enterrer une cuve ?

L’argile est fréquente dans le bocage vendéen et pose effectivement un défi. Le sol argileux gonfle et se rétracte selon les saisons, ce qui peut exercer une pression sur la cuve. La solution : une cuve en béton (plus résistante à la pression du sol) et un lit de sable drainant autour. Le surcoût est d’environ 500 à 800 euros par rapport à une installation en terrain normal.

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